Marie-Hélène et FOXTROTT

« FOXTROTT, c’est une démarche très intime pour moi, même spirituelle. Outre le son, les beats, c’est la voix, les mots, l’énergie. Pour moi, la musique c’est de l’énergie. Qui apporte quelque chose au monde. »

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MARIE-HÉLÈNE L. DELORME

Marie-Hélène a 26 ans. Elle est musicienne, productrice, chanteuse et preneuse de son.

Malgré ses études en cinéma, théâtre, scénarisation, composition de film ainsi que sa formation musicale classique, Marie-Hélène se considère au final comme une autodidacte.

Elle a travaillé en prise de son, postproduction sonore (mix) et musique à images sur plusieurs productions, autant pour des films, la télévision, des documentaires avec des réalisateurs comme Khoa Le, Yan Giroux, Rodrigue Jean et Adam Traynor (Ivory Tower, un film coécrit par Gonzales).

Elle a aussi fait des mix pour Bernard Adamus (Rue Ontario), Think About Life (Sweet Sixteen), Random Recipe (Shipwreck) et elle a aussi joué avec Lesbians on Ecstasy.

Avec son projet solo FOXTROTT, elle s’est produite à Pop Montréal, M pour Montréal, elle a ouvert en première partie pour Theophilus London et Yacht. Elle travaille présentement sur son EP qui sortira en juin.

« Je suis auteure-compositrice-interprète-productrice. Ce qui veut dire que je fais tout toute seule, que j’écris, je compose, je chante et je produis. Pour moi, c’est la seule façon de mettre au monde le son qui existe en dedans. Je suis une personne de son et dans ce que je fais, je sais presque toujours exactement la vibe que je veux. Je peux presque faire une crise d’anxiété si quelqu’un d’autre remplace le son d’un shaker dans une de mes productions, haha ! Ça doit venir aussi de mon expérience de son pour l’image où j’ai acquis une grande sensibilité aux textures, aux couches et aux fréquences. »

« Avec FOXTROTT, il s’agit vraiment d’une expression d’un son qui évolue dans ma tête depuis quelques années, un son et une énergie vraiment propres à moi. Alors, c’est de continuer à développer ce projet-là que j’ose croire pertinent dans le paysage musical actuel. »

LA PLACE DES FEMMES : « Ça évolue toujours, il y a plus en plus de femmes et les rôles évoluent. Il n’y a toujours pas beaucoup de femmes qui produisent des beats, mais ça aussi, ça évolue. Des gens comme Grimes, Mozart’s Sister… Je suis certaine qu’on va en voir de plus en plus.

Je me souviens d’une répétition pour un gros spectacle avec Bernard Adamus où une gang de musiciens (que je ne connaissais pas) ne croyaient pas que c’était moi qui avais produit le beat même si ça sortait de mon sampler ! Ils croyaient peut-être que j’étais sa cousine qui travaille chez La Source ?

Il y a encore du chemin à faire, surtout du côté de producers, mais c’est certain qu’avec la démocratisation de la technologie, c’est moins hermétique. »

ELLE ADMIRE : « J’admire les artistes qui font ce qu’il leur ressemble.
Ceux qui étirent les genres, qui jouent sur les frontières ou même tout simplement qui n’ont pas peur d’essayer de faire du “beau”. Je suis de l’avis qu’une démarche qui vient de la bonne place à l’intérieur, ça se sent. Et ça se rend.
Des bands comme Micachu and the Shape, des producers comme Hudson Mohawke, des auteurs-compositeurs comme Bernard Adamus, Arcade Fire pour leur intégrité, des réalisateurs comme Rodrigue Jean. »

SES INFLUENCES : « Yayoi Kusama, Andrei Tarkovsky, Céline Dion, Jamie Oliver, Boukan Ginen, Fat Eyes, Lee Scratch Perry. »

LIENS WEB :
http://soundcloud.com/foxtrottfoxtrott
http://www.facebook.com/FOXTROTTFOXTROTT

* Maquillage et coiffure par Catherine Lemay/Gloss artistes

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Mellissa et Zone Homa

« C’est vraiment une question de travail d’équipe et de complémentarité des visions. Je l’ai réalisé grâce aux collaborations, particulièrement avec Benoit Rioux, adjoint à la direction générale et codirecteur artistique de Zone Homa. »

MANDAT: « Le principal objectif de Zone Homa est de favoriser le processus de création et de fournir à ses participants un lieu d’expérimentation durant la période estivale.

Zone Homa offre aux projets sélectionnés : un soir, une salle professionnelle équipée, un soutien technique et une vitrine promotionnelle dans le cadre d’une soirée dans sa programmation.

Le tout se déroule en collaboration avec la Maison de la culture Maisonneuve en un seul lieu, 4200 rue Ontario Est, en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve.

Offrant une alternative locale, Zone Homa permet aux résidents de Hochelaga-Maisonneuve d’avoir accès à une sélection variée d’œuvres artistiques, de disciplines, d’horizons et de démarches diversifiés et ce, tout près de chez eux.
 C’est aussi le moment de faire découvrir, ou redécouvrir, cet arrondissement à d’autres passionnés d’art en les déplaçant des points névralgiques montréalais habituels.

Avant et après les représentations, la terrasse de la Zone est ouverte au public et aux artistes. Les 5 à 7 des jeudis et vendredis vous offrent des performances musicales jazz et acoustiques. »

La prochaine édition de Zone Homa aura lieu du17 juillet au 24 août 2012.

INFORMATIONS : www.zonehoma.com

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MELLISSA LARIVIERE

Mellissa a 28 ans. Elle est comédienne et directrice de Zone Homa.

Mellissa a terminé ses études en interprétation à l’École nationale de théâtre du Canada en 2011. Depuis sa sortie, elle se démarque par ses projets personnels, dont le touchant solo La robe, qui sera présenté prochainement dans une mise en scène de Robert Bellefeuille. Le 27 mai, à l’occasion du OFFTA/Nous sommes ici, elle sera sur la scène des Écuries et présentera PAN ! Pour panique : Hommage à George Zamfir.

Depuis 2009, Mellissa est aussi, la directrice générale, la codirectrice artistique et l’initiatrice Zone Homa (lieu de création et d’expérimentation estival à la Maison de la culture Maisonneuve). La quatrième édition aura lieu du 17 juillet au 24 août 2012.

« Je suis diplômée d’une école de théâtre et je travaille sur divers projets. Je pense peut-être faire davantage partie d’une drôle d’anecdote; Ou être ce qu’on pourrait appeler un électron libre. »

« Je ne sais jamais si mes ambitions sont plus des rêves ou des buts précis, mais dans les deux cas, je continue à les alimenter toute seule devant ma sécheuse à spin, ou autour d’une table bien entourée d’interlocuteurs estimés, où les ambitions se transforment en récit épique à plusieurs voix. »

SA DÉMARCHE : « En général, il s’agit de regarder dans le flou, d’essayer de deviner et d’imaginer ce qu’il y a devant, derrière et à côté de soi, dans l’essai-erreur, de reconnaitre les choses qui sont là, autour, de modifier mes repères. Rendue là, les lampadaires d’une avenue peuvent facilement devenir une ligne d’atterrissage pour les têtes en l’air. »

SA VISION DE LA FEMME DANS LE MILIEU DES ARTS : « Multiple, et toutes les places sont à prendre, peu importe le domaine. Il y a une pluralité de vocations dans notre génération. Cette sorte de touche-à-tout, je la trouve très stimulante. Aussi pour les femmes issues de différentes communautés culturelles, les choses bougent et même de plus en plus. Mais c’est quand même encore dommage que des femmes de la première, deuxième, voire troisième génération doivent encore, d’une certain manière, prouver qu’elles viennent d’ici, qu’elles ne sont pas des fleurs exotiques et synthétiques dans un bon concept. C’est de l’énergie et de la force créatrice perdues qui pourraient être mises à contribution, ici et maintenant. C’est toujours délicat de parler de ça, parce qu’il n’y a ni bourreau ni victime. Ce n’est pas non plus noir ou blanc; c’est pas mal gris nuancé avec des picots jaune serin. C’est plus large. Ça touche à notre imaginaire collectif. Je ne crois pas non plus que de souligner une différence au gros marqueur aide à mieux voir. Tenter de changer les images, dans un monde d’images, je ne pense pas que c’est utopique, mais ça soulève clairement plusieurs questions. »

ELLE ADMIRE : « En fait, tout le monde! Ce n’est pas toujours facile et évident de faire. J’ai eu la chance de découvrir plusieurs artistes à Zone Homa, ainsi que dans d’autres initiatives comme le Jamais lu et le OFFTA, qui mettent de l’avant le processus de création. Elisabeth Locas, Marie-Christine Pilotte, du regroupement Artistes Entrepreneurs, dans l’élaboration des rencontres de réflexions, vers des pistes de solution, concernant les autoproductions avec l’Union des artistes, les jeunes créateurs et les nouvelles compagnies. De manière générale, j’admire tous ceux qui ont pris le temps de sortir dans la rue, artiste ou pas, pour exprimer leur opinion dans une perspective collective. La relève, au sens large, m’impressionne. Ça éloigne le cynisme et ça fait du bien. »

SES INFLUENCES : « Ma tante Francine qui aide ses voisines âgées à mieux vivre dans leur chez-eux, qui pellette leur driveway tout l’hiver, qui prépare une portion de plus de son souper pour la leur apporter dans un Tupperware, qui trouve tout à rabais, qui achète pour donner de façon impulsive et inconsciente et qui n’a aucun tact. Aussi, Michelle Rossignol qui m’a dit une fois : “Il faut choisir ses combats.” Maintenant, cette phrase a un réel écho chez moi. Elle a fait sont chemin : j’entrevois un peu mieux les carrefours. Robert Bellefeuille et Pierre Bernard… pour ne nommer que ceux-là ! »

LIEN WEB : www.zonehoma.com

* Maquillage et coiffure par Catherine Lemay/Gloss artistes

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Le travail d’Anne-Marie

« Pour ce qui est de mes influences, il est certain que le travail de mes collègues est toujours une source d’inspiration. J’essaie toujours d’aller voir ce que les autres font, comment ils abordent les choses, quelle est leur esthétique. Mais comme le travail de l’éclairage consiste à “servir” un spectacle, un propos, au-delà de la signature personnelle de chacun, il me semble tout à fait impensable de s’accrocher à une seule esthétique et d’y tenir mordicus.

J’aime bien puiser mes inspirations dans l’architecture, la peinture et la photo. Sans pouvoir nommer de noms précis, selon la nature de chacun des projets sur lesquels je travaille, je fouine dans les livres d’architecture, dans l’histoire de la peinture, je cherche des photos, je me nourris d’images à la recherche de quelque chose qui traduise ma propre vision. Parfois ce ne sont que des couleurs qui m’allument, des ambiances, des angles graphiques… Les gens avec qui je collabore aussi, le metteur en scène, évidemment, mais aussi le concepteur de décor avec qui je dois travailler plus étroitement, le concepteur de costumes aussi. Toutes nos discussions sur le spectacle, la vision qu’ils en ont eux-mêmes, sont toujours une grande source d’inspiration pour moi. »

WARNING

LES BONNES

TOP DOGS

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ANNE-MARIE RODRIGUE LECOURS

Anne-Marie a 30 ans. Elle est conceptrice d’éclairages.

Née à Sherbrooke, c’est à Saint-Hyacinthe qu’Anne-Marie a obtenu son diplôme en production théâtrale en 2005.

Avant de devenir conceptrice d’éclairages, Anne-Marie a fait toutes les étapes.
« Rouler des fils, accrocher des spots, diriger une équipe, la tournée à travers le pays et maintenant me voilà dans les équipes de création ! Exactement comme je le souhaitais ! J’ai eu l’immense privilège aussi de croiser des gens qui m’ont fait confiance dès mes débuts et m’ont pratiquement donné carte blanche pour expérimenter, apprendre et faire mes preuves. C’est extrêmement précieux, des gens comme ça ! »

Au théâtre, on a pu voir son travail dans Top Dog et Kick de Michel-Maxim Legault, et dans les trois parties du triptyque de Sébastien Dodge, Suprême de luxe, La genèse de la rage et La guerre. Cet hiver, elle a travaillé sur Dissidents du Théâtre PÀP, mise en scène par Patrice Dubois et présentée à l’Espace Go, ainsi que dans Les bonnes, mise en scène par Marc Béland et présentée au Théâtre du Rideau Vert.

En danse, elle a travaillé sur Warning et Over my Dead Body de Dave St-Pierre.

En musique, elle a collaboré au dernier spectacle Diamant de papier de l’auteure-compositrice-interprète Gaële.

Prochainement, elle travaillera sur Lettre aux étudiants, mise en scène par Marc Béland, présentée au Théâtre Rouge du Conservatoire d’art dramatique de Montréal ainsi que sur le spectacle des étudiants de LADMMI (école de danse contemporaine de Montréal). Cet été, elle collaborera une fois de plus avec Michel-Maxim Legault pour Les conjoints au théâtre d’été de Rougemont.

« Je suis une des rares conceptrices à toucher au théâtre, à la danse et à la musique ! Bizarrement chacune de ces trois sphères a ses concepteurs attitrés et il est peu fréquent qu’on “importe” un concepteur d’un autre milieu ! »

SA DÉMARCHE : « Pour moi, la lumière, c’est carrément un médium d’expression. C’est ma façon de jeter un regard sur un texte, une musique, un mouvement. Je pense que ça doit ressembler à peindre une toile pour un peintre ! »

SES AMBITIONS : « Faire mon premier TNM à 33 ans ! Il me reste juste 3 ans pour y arriver ! »

LA PLACE DES FEMMES : «Nous sommes encore une minorité à faire ce boulot. Heureusement, cela tend à changer, il y de plus en plus de filles qui sortent des écoles en production, j’ai de plus en plus souvent des équipes techniques en majorité féminines sur mes shows… tranquillement, on s’en vient !

Et c’est une bonne chose. Parlez-en à n’importe quel homme metteur en scène ou même technicien de scène, la présence des femmes apporte une touche différente, un autre angle de vision. Ils aiment tous généralement avoir au moins une femme dans l’équipe de production. »

LA RELÈVE QU’ELLE ADMIRE : « En théâtre, j’admire et j’aime de tout mon cœur Michel-Maxim Legault. Travailler avec lui est toujours un bonheur, il a une vision toujours juste, riche et une passion inspirante. Sébastien Dodge aussi avec son univers complètement… trash ! Il m’amène hors de ma zone de confort, me sort de mes repères et c’est toujours un beau trip ! Stéphanie Lépine, qui cherche toujours le sens le plus vrai, l’angle qui portera le texte jusqu’aux enfants naturellement. En danse, j’admire beaucoup, beaucoup, beaucoup le travail acharné de Marie-Gabrielle Ménard, directrice artistique et danseuse de la compagnie Mandala Sitù. Le milieu de la danse est loin d’être facile, et, toujours, peu importe les circonstances, elle se tient debout, défend ses idées et ses projets audacieux ! C’est une vraie force de la nature ! »

SES MENTORS : « Étienne Boucher a certainement contribué à me faire connaître dans le milieu. Il y a maintenant quatre ans, je l’ai “assisté” sur un spectacle au Théâtre d’Aujourd’hui. Bien que ce fut bref, ça a été vraiment formateur pour moi de parler de lumière avec quelqu’un comme lui. Notre vision de l’éclairage, son rôle, notre sensibilité face à ce médium se ressemblent beaucoup. Il m’a confirmé que j’étais sur la bonne voie. »

LIEN WEB : http://www.wix.com/amrlecours/anne-marie-rodrigue-lecours

* Maquillage et coiffure par Mélanie Belisle/Gloss artistes

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Le travail de Marianne

« Je me vois comme une illustratrice qui ne fait pas dans le commercial mais dans le culturel et qui flirte avec les arts visuels. »

Marianne et Bellebrute :

Marianne et Mes Aïeux

Marianne en solo

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