MELLISSA LARIVIERE

Mellissa a 28 ans. Elle est comédienne et directrice de Zone Homa.

Mellissa a terminé ses études en interprétation à l’École nationale de théâtre du Canada en 2011. Depuis sa sortie, elle se démarque par ses projets personnels, dont le touchant solo La robe, qui sera présenté prochainement dans une mise en scène de Robert Bellefeuille. Le 27 mai, à l’occasion du OFFTA/Nous sommes ici, elle sera sur la scène des Écuries et présentera PAN ! Pour panique : Hommage à George Zamfir.

Depuis 2009, Mellissa est aussi, la directrice générale, la codirectrice artistique et l’initiatrice Zone Homa (lieu de création et d’expérimentation estival à la Maison de la culture Maisonneuve). La quatrième édition aura lieu du 17 juillet au 24 août 2012.

« Je suis diplômée d’une école de théâtre et je travaille sur divers projets. Je pense peut-être faire davantage partie d’une drôle d’anecdote; Ou être ce qu’on pourrait appeler un électron libre. »

« Je ne sais jamais si mes ambitions sont plus des rêves ou des buts précis, mais dans les deux cas, je continue à les alimenter toute seule devant ma sécheuse à spin, ou autour d’une table bien entourée d’interlocuteurs estimés, où les ambitions se transforment en récit épique à plusieurs voix. »

SA DÉMARCHE : « En général, il s’agit de regarder dans le flou, d’essayer de deviner et d’imaginer ce qu’il y a devant, derrière et à côté de soi, dans l’essai-erreur, de reconnaitre les choses qui sont là, autour, de modifier mes repères. Rendue là, les lampadaires d’une avenue peuvent facilement devenir une ligne d’atterrissage pour les têtes en l’air. »

SA VISION DE LA FEMME DANS LE MILIEU DES ARTS : « Multiple, et toutes les places sont à prendre, peu importe le domaine. Il y a une pluralité de vocations dans notre génération. Cette sorte de touche-à-tout, je la trouve très stimulante. Aussi pour les femmes issues de différentes communautés culturelles, les choses bougent et même de plus en plus. Mais c’est quand même encore dommage que des femmes de la première, deuxième, voire troisième génération doivent encore, d’une certain manière, prouver qu’elles viennent d’ici, qu’elles ne sont pas des fleurs exotiques et synthétiques dans un bon concept. C’est de l’énergie et de la force créatrice perdues qui pourraient être mises à contribution, ici et maintenant. C’est toujours délicat de parler de ça, parce qu’il n’y a ni bourreau ni victime. Ce n’est pas non plus noir ou blanc; c’est pas mal gris nuancé avec des picots jaune serin. C’est plus large. Ça touche à notre imaginaire collectif. Je ne crois pas non plus que de souligner une différence au gros marqueur aide à mieux voir. Tenter de changer les images, dans un monde d’images, je ne pense pas que c’est utopique, mais ça soulève clairement plusieurs questions. »

ELLE ADMIRE : « En fait, tout le monde! Ce n’est pas toujours facile et évident de faire. J’ai eu la chance de découvrir plusieurs artistes à Zone Homa, ainsi que dans d’autres initiatives comme le Jamais lu et le OFFTA, qui mettent de l’avant le processus de création. Elisabeth Locas, Marie-Christine Pilotte, du regroupement Artistes Entrepreneurs, dans l’élaboration des rencontres de réflexions, vers des pistes de solution, concernant les autoproductions avec l’Union des artistes, les jeunes créateurs et les nouvelles compagnies. De manière générale, j’admire tous ceux qui ont pris le temps de sortir dans la rue, artiste ou pas, pour exprimer leur opinion dans une perspective collective. La relève, au sens large, m’impressionne. Ça éloigne le cynisme et ça fait du bien. »

SES INFLUENCES : « Ma tante Francine qui aide ses voisines âgées à mieux vivre dans leur chez-eux, qui pellette leur driveway tout l’hiver, qui prépare une portion de plus de son souper pour la leur apporter dans un Tupperware, qui trouve tout à rabais, qui achète pour donner de façon impulsive et inconsciente et qui n’a aucun tact. Aussi, Michelle Rossignol qui m’a dit une fois : “Il faut choisir ses combats.” Maintenant, cette phrase a un réel écho chez moi. Elle a fait sont chemin : j’entrevois un peu mieux les carrefours. Robert Bellefeuille et Pierre Bernard… pour ne nommer que ceux-là ! »

LIEN WEB : www.zonehoma.com

* Maquillage et coiffure par Catherine Lemay/Gloss artistes

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Le travail d’Anne-Marie

« Pour ce qui est de mes influences, il est certain que le travail de mes collègues est toujours une source d’inspiration. J’essaie toujours d’aller voir ce que les autres font, comment ils abordent les choses, quelle est leur esthétique. Mais comme le travail de l’éclairage consiste à “servir” un spectacle, un propos, au-delà de la signature personnelle de chacun, il me semble tout à fait impensable de s’accrocher à une seule esthétique et d’y tenir mordicus.

J’aime bien puiser mes inspirations dans l’architecture, la peinture et la photo. Sans pouvoir nommer de noms précis, selon la nature de chacun des projets sur lesquels je travaille, je fouine dans les livres d’architecture, dans l’histoire de la peinture, je cherche des photos, je me nourris d’images à la recherche de quelque chose qui traduise ma propre vision. Parfois ce ne sont que des couleurs qui m’allument, des ambiances, des angles graphiques… Les gens avec qui je collabore aussi, le metteur en scène, évidemment, mais aussi le concepteur de décor avec qui je dois travailler plus étroitement, le concepteur de costumes aussi. Toutes nos discussions sur le spectacle, la vision qu’ils en ont eux-mêmes, sont toujours une grande source d’inspiration pour moi. »

WARNING

LES BONNES

TOP DOGS

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ANNE-MARIE RODRIGUE LECOURS

Anne-Marie a 30 ans. Elle est conceptrice d’éclairages.

Née à Sherbrooke, c’est à Saint-Hyacinthe qu’Anne-Marie a obtenu son diplôme en production théâtrale en 2005.

Avant de devenir conceptrice d’éclairages, Anne-Marie a fait toutes les étapes.
« Rouler des fils, accrocher des spots, diriger une équipe, la tournée à travers le pays et maintenant me voilà dans les équipes de création ! Exactement comme je le souhaitais ! J’ai eu l’immense privilège aussi de croiser des gens qui m’ont fait confiance dès mes débuts et m’ont pratiquement donné carte blanche pour expérimenter, apprendre et faire mes preuves. C’est extrêmement précieux, des gens comme ça ! »

Au théâtre, on a pu voir son travail dans Top Dog et Kick de Michel-Maxim Legault, et dans les trois parties du triptyque de Sébastien Dodge, Suprême de luxe, La genèse de la rage et La guerre. Cet hiver, elle a travaillé sur Dissidents du Théâtre PÀP, mise en scène par Patrice Dubois et présentée à l’Espace Go, ainsi que dans Les bonnes, mise en scène par Marc Béland et présentée au Théâtre du Rideau Vert.

En danse, elle a travaillé sur Warning et Over my Dead Body de Dave St-Pierre.

En musique, elle a collaboré au dernier spectacle Diamant de papier de l’auteure-compositrice-interprète Gaële.

Prochainement, elle travaillera sur Lettre aux étudiants, mise en scène par Marc Béland, présentée au Théâtre Rouge du Conservatoire d’art dramatique de Montréal ainsi que sur le spectacle des étudiants de LADMMI (école de danse contemporaine de Montréal). Cet été, elle collaborera une fois de plus avec Michel-Maxim Legault pour Les conjoints au théâtre d’été de Rougemont.

« Je suis une des rares conceptrices à toucher au théâtre, à la danse et à la musique ! Bizarrement chacune de ces trois sphères a ses concepteurs attitrés et il est peu fréquent qu’on “importe” un concepteur d’un autre milieu ! »

SA DÉMARCHE : « Pour moi, la lumière, c’est carrément un médium d’expression. C’est ma façon de jeter un regard sur un texte, une musique, un mouvement. Je pense que ça doit ressembler à peindre une toile pour un peintre ! »

SES AMBITIONS : « Faire mon premier TNM à 33 ans ! Il me reste juste 3 ans pour y arriver ! »

LA PLACE DES FEMMES : «Nous sommes encore une minorité à faire ce boulot. Heureusement, cela tend à changer, il y de plus en plus de filles qui sortent des écoles en production, j’ai de plus en plus souvent des équipes techniques en majorité féminines sur mes shows… tranquillement, on s’en vient !

Et c’est une bonne chose. Parlez-en à n’importe quel homme metteur en scène ou même technicien de scène, la présence des femmes apporte une touche différente, un autre angle de vision. Ils aiment tous généralement avoir au moins une femme dans l’équipe de production. »

LA RELÈVE QU’ELLE ADMIRE : « En théâtre, j’admire et j’aime de tout mon cœur Michel-Maxim Legault. Travailler avec lui est toujours un bonheur, il a une vision toujours juste, riche et une passion inspirante. Sébastien Dodge aussi avec son univers complètement… trash ! Il m’amène hors de ma zone de confort, me sort de mes repères et c’est toujours un beau trip ! Stéphanie Lépine, qui cherche toujours le sens le plus vrai, l’angle qui portera le texte jusqu’aux enfants naturellement. En danse, j’admire beaucoup, beaucoup, beaucoup le travail acharné de Marie-Gabrielle Ménard, directrice artistique et danseuse de la compagnie Mandala Sitù. Le milieu de la danse est loin d’être facile, et, toujours, peu importe les circonstances, elle se tient debout, défend ses idées et ses projets audacieux ! C’est une vraie force de la nature ! »

SES MENTORS : « Étienne Boucher a certainement contribué à me faire connaître dans le milieu. Il y a maintenant quatre ans, je l’ai “assisté” sur un spectacle au Théâtre d’Aujourd’hui. Bien que ce fut bref, ça a été vraiment formateur pour moi de parler de lumière avec quelqu’un comme lui. Notre vision de l’éclairage, son rôle, notre sensibilité face à ce médium se ressemblent beaucoup. Il m’a confirmé que j’étais sur la bonne voie. »

LIEN WEB : http://www.wix.com/amrlecours/anne-marie-rodrigue-lecours

* Maquillage et coiffure par Mélanie Belisle/Gloss artistes

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Le travail de Marianne

« Je me vois comme une illustratrice qui ne fait pas dans le commercial mais dans le culturel et qui flirte avec les arts visuels. »

Marianne et Bellebrute :

Marianne et Mes Aïeux

Marianne en solo

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MARIANNE CHEVALIER

Marianne a 31 ans. Elle est illustratrice et artiste visuelle.

Marianne travaille sur plusieurs dossiers à la fois, autant en illustration qu’en arts visuels. Dernièrement, elle a réalisé diverses illustrations pour le L.A. Times, le Musée de la civilisation, la SODEC, le Théâtre Momentum, Les 400 coups, sans oublier la création de la couverture du nouvel album de Mes Aïeux (À l’aube du printemps).

En juillet 2011, avec son amoureux, l’illustrateur et éditorialiste Vincent Gagnon (Vigg), elle fonde L’atelier tricorne. Ainsi, ils unissent leur propre portfolio à celui de Bellebrute, portfolio d’édition jeunesse qu’ils codirigent.

Avec Bellebrute, Marianne a réalisé les illustrations de la collection Monsieur Son (sept livres sur l’apprentissage de la lecture: Monsieur Chausson, Monsieur Pinson, Monsieur Frisson, Monsieur Saucisson et trois autres à venir, dont Monsieur Buisson et Monsieur Polisson) et du livre De biens belles balades (Édition Les heures bleues). Elle travaille présentement à la création du recueil Petits poèmes bêtes mais gentils (Éditions de la Bagnole).

Plusieurs de ses œuvres « style de collage » ont été présentées lors d’expositions, dont Corneille craquelée (2008, 2010), Au-delà de l’orée (2011), Pookas (2010) et Êtres en boutures (2009, 2011).

MARIANNE ET LES ARTS VISUELS : « Je développe ma pratique autour de collages aléatoires avec des morceaux issus de photocopies d’anciennes gravures et de textures diverses. Ces assemblages s’organisent généralement sous forme de personnages mi-abstraits pouvant évoquer des contes mythologiques étranges. En créant ces images, je vise une forme de narration onirique à caractère brut et indompté. »

MARIANNE ET BELLEBRUTE : « Le mot d’ordre pour Bellebrute est la spontanéité et le plaisir. Il n’y a vraiment pas de concept à l’arrière de ces images, si ce n’est que la poésie, l’humour et l’amour (ça peut faire cucul mais c’est vraiment ca!). L’amour, car lorsque nous nous sommes rencontrés, Vincent et moi, nous avons senti le besoin de créer quelque chose ensemble. Bellebrute est le fruit de notre symbiose. Je dessine, Vincent peint, puis je reviens avec du collage pendant que Vincent écrit quelques rimes. »

SES AMBITIONS : « Pour mon style de collage, j’aimerais beaucoup percer le marché européen et américain. J’aimerais travailler sur de grands évènements culturels, comme des festivals, des tournées musicales, des tournées de cirque. Des évènements à grands déploiements, quoi ! Pour mon travail en arts visuels, j’ai un peu les mêmes vues que pour mon travail d’illustratrice, car ces deux sphères s’entrecroisent constamment. Mais aussi continuer à produire de nouvelles expositions. Pour Bellebrute, c’est de concevoir des livres qui marqueront les enfants, qui deviendront une référence pour eux. Un peu comme le livre Where the Wild Things Are l’est devenu. Un dessin animé aussi serait également une belle avenue pour les personnages “bellebrutesques”. »

ELLE ADMIRE : « En illustration : Isabelle Arsenault, j’adore son travail, c’est raffiné et sensible, et le travail de Pascale Bonenfant également. En arts visuels, j’aime beaucoup le travail de Cynthia Dinan-Mitchell et de Marie-France Tremblay. »

SES INFLUENCES : « Mes influences sont les images anciennes (Moyen Âge, Renaissance), le tarot, le surréalisme (images et poésie) et les contes de fées. Pendant le bac, j’ai fait la rencontre de Alfred Halasa (un de mes profs). C’est lui qui a créé le déclic en moi par rapport à mon style d’illustration. Une autre de mes mentors, Marie Lessard, illustratrice qui fut ma directrice de maîtrise, m’a également fortement aidée dans mon processus créatif. »

LIENS WEB : www.mariannechevalier.com
www.ateliertricorne.com
http://www.facebook.com/pages/atelier-tricorne

* Maquillage et coiffure par Catherine Lemay/Gloss artistes

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Le travail de Marianne

« J’explore aussi la fragilité de notre identité culturelle en faisant des installations avec des objets en argile qui n’ont pas été transformés par la cuisson. La nostalgie est mise en scène, car les pièces sont souvent mises à rude épreuve et retournent à leur état initial par le contact avec l’eau.

Je souhaite ainsi exploiter la complexité du matériau et présenter une autre facette de la céramique, en la présentant dans un contexte qui rappelle notre beau territoire. »

« Dans le même ordre d’idée, j’exprime la fierté culturelle canadienne en (re)fabriquant des objets qui sont propres à l’usage quotidien chez nous, mais en choisissant un matériau plus noble, la porcelaine. Ainsi, les contenants à sirop d’érable sont devenus mes objets de prédilection, je souhaite que ces réappropriations s’inscrivent dans la promotion de l’économie locale et responsable et mettent l’emphase sur la richesse, trop peu exploitée, de notre identité culturelle. »

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MARIANNE CHÉNARD

Marianne a 28 ans. Elle est céramiste.

Native de Rimouski, c’est à l’Institut Emily Carr à Vancouver que Marianne part étudier en arts visuels. En 2009, elle vient à Montréal pour travailler son métier et devient enseignante et membre de l’atelier Gaia, un atelier-boutique de céramique sur Laurier.

Marianne revient d’une exposition collective à Bandol en France et prépare actuellement des objets pour le salon Distillery à Toronto en mai, pour le 1001 pots à Val-David en juillet ainsi que pour une exposition collective qui aura lieu à Kamouraska en juillet. Elle attend aussi une réponse pour participer au One of a Kind Show à Toronto pour Noël 2012.

Marianne enseigne aussi au Centre des arts visuels de Montréal.

« J’essaie de garder une balance entre le travail de la production, l’enseignement et la réalisation de projets d’exposition en céramique contemporaine. »

SA DÉMARCHE : « J’ai choisi d’utiliser la représentation d’objets utilitaires en céramique et de leur donner un sens nouveau, que ce soit en respectant leur fonction initiale ou en les remettant dans un contexte qui est plus près de notre identité culturelle canadienne. »

LA RELÈVE QU’ELLE ADMIRE : « Plusieurs ! J’ai beaucoup de collègues céramistes au Québec donc j’aime la démarche et le travail… Maude Blais, Amélie Proulx, Yanik Potvin et plusieurs de mes amis de l’Ouest, Juliana Rempel, Dawn Vachon, Claire Henry… »

SES MENTORS ET INFLUENCES: « Je travaille à Gaia avec Catherine Auriol qui m’aide beaucoup à voir différentes visions du métier.
Paul Scott est très influent dans mon travail.
Paul Mathieu, Linda Sormin, Alwyn O’Brien, Jasna Sokolovic , Steven Dixon, etc. »

LIEN WEB : www.mariannechenard.com

* Maquillage et coiffure par Mélanie Belisle/Gloss artistes

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